Élisa : Si vous cherchez Dieu de tout votre cœur, il se laissera trouver !
Bonjour à tous, je m’appelle Elisa, au moment où j’écris ces lignes j’ai 20 ans, mais peut-être quand vous les lirez je ne les aurais plus, mais ce qui va suivre ne changera pas quoi qu’il arrive. J’aimerai vous partager mon expérience avec Dieu et le chemin que j’ai parcouru jusqu’à sa rencontre, ça risque d’être un peu long ne m’en veuillez pas.
Peut-être que certaines personnes y verront une situation similaire mais peut-être pas, en tout cas quoi qu’il arrive si vous cherchez Dieu de tout votre cœur il se laissera trouver : « Demandez, et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frapper et l’on vous ouvrira. Car celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. » Matthieu 7:7-8.
Pour ma part je suis née dans une famille chrétienne, chaque dimanche nous allions à l’église et j’aimais y aller. En plus d’avoir des parents qui suivent Jésus nous étions une grande famille, 6 enfants dont un seul garçon (le dernier) nés d’un père Egyptien orphelin et d’une mère Française. Mon jeune frère et moi-même n’étions pas des enfants voulus par nos parents, ma mère avait subi une opération, mais je suis venue au monde, par la suite, mon père a subi une opération à son tour mais mon frère est arrivé.
Mes parents aimaient raconter lorsque nous avions des invités cette expérience pour montrer que quand Dieu veut quelque chose il fait tout pour qu’elle arrive, ils aimaient dire en rigolant qu’ils ne voulaient pas de nous mais que nous étions les miracles de Dieu, de mon point de vue je ne voyais pas les choses comme cela, je me considérais plutôt comme un parasite qui n’avait pas sa place au sein de cette famille, et je ne pouvais pas en parler avec mon frère car lui étant un garçon et d’une certaine manière il était un enfant désiré car mes parents avaient attendu 10 ans pour avoir un garçon. Alors je fuyais, je m’enfermais la plupart du temps dans ma chambre ne cherchant pas le contact avec mes frères et sœurs ou de temps en temps mais vu qu’on passait notre temps à nous chamailler je restais dans ma chambre et je pleurais. J’ai donc grandi avec ce malaise, avec cette envie de fuir le plus loin possible, le désir de n’avoir jamais existé. De plus je suis dyslexique dysorthographique et je n’ai jamais été une lumière à l’école, je me sentais vraiment différente de ma famille bien que ma mère et moi, troisième grande sœurs, l’étaient aussi, à côté d’elles je me sentais minable. Quand je n’avais pas de bonne note à l’école, j’avais des reproches et quand je parvenais à me surpasser je ne recevais que très peu de considération surtout de la part de mon père.
D’aussi loin que je me souvienne je savais que Dieu existait et m’aimait, je savais que Jésus était mon sauveur je savais que la Bible disait la vérité mais je ne le réalisais pas pleinement. Je savais que je pouvais compter sur lui et qu’il répondait à mes prières, j’ai même fait des expériences avec Dieu dont une qui m’a vraiment marqué. C’était un dimanche matin, nous sortions de l’église j’avais 11 ans, nous devions ramener une jeune de l’église chez elle et ma mère m’avait permise de monter à l’avant. Quand la porte arrière a claqué le lampadaire sous lequel nous étions garés, il a basculé et est tombé sur la voiture. Quand j’ai vu le lampadaire basculer, au même moment une lumière blanche m’a enveloppé et j’ai vu une main saisir le poteau et le dévier. Quand la lumière a disparu le lampadaire était contre le pare-brise qui s’était fissuré sans se briser, sans même réfléchir je suis sortie de la voiture par les portes arrière ne pouvant pas ouvrir la mienne.
Mais cette expérience n’a pas empêché que plus les années passaient, plus je remettais en cause l’amour de mes parents, l’amour de Dieu. Si mes parents ne m’aimaient pas comment Dieu qui est là-haut dans les cieux pouvait m’aimer ? Et si Dieu ne pouvait pas m’aimer personne ne le pouvait. Mais j’avais besoin de me sentir aimer, importante aux yeux de quelqu’un, c’est pourquoi j’ai commencé à tomber amoureuse de divers garçons, ces amourettes duraient au minimum deux ans, deux ans voir plus à aimer un garçon qui ne m’aimait pas, qui même parfois ne me voyait pas. Je cherchais désespérément quelque chose à quoi me rattacher. Au lieu de me tourner vers Dieu je m’en suis éloignée. Je lui ai tourné le dos je lui ai reproché de m’avoir envoyé sur Terre, reproché de m’avoir mise dans cette famille, reproché de m’avoir abandonné.
En 4ème j’ai dû changer de collège car je me faisais persécuter par l’une de mes camarades, j’ai vraiment commencé à changer à ce moment-là. Je devenais violente, méchante, je me suis rapproché des gothiques de ma classe et en suis devenue une moi-même, bien sûr j’avais deux facettes une pour mes parents et l’église et une pour l’école. Car malgré tout, ils continuaient de me forcer à venir à l’église bien que je ne voulais pas et que j’avais rejeté Dieu. Mais je dois dire que c’est ce qui m’a sauvé et m’a pas permis de ne pas m’enfoncer dans les ténèbres et d’en sortir un jour. Mais là aussi je restais fermée. Je mettais non-stop mes écouteurs avec ma musique, plus mon père me confisquait mes écouteurs plus j’allais dans un magasin et je m’en achetais d’autre, j’étais vraiment devenue dépendante de la musique, c’est ce qui m’apaisait, c’était les seuls mots que j’entendais et qui ne me blessait pas, mais ce n’était qu’une illusion, la musique m’éloignait de plus en plus de Dieu. Puis le collège s’est terminé, les grandes vacances sont arrivés et j’ai cessé de fréquenter mes « amis », j’allais de plus en plus à l’église, mais ce n’était pas pour Dieu, non c’était pour aller à la plage avec le groupe de jeunes à la fin de la réunion du dimanche après-midi, et les soirées mac do après les réunions de jeunes le samedi soir. Mais sans que je me rende compte petit à petit Dieu travaillait mon cœur petit à petit je n’écoutais plus ces musiques violentes, petit à petit je n’avais plus ce besoin pressant de me réfugier dans la musique, je commençais vraiment à aimer ma famille, à la rentrée du lycée j’avais retrouvé un ancien ami du primaire qui comme moi était gothique, au début nous restions ensemble puis petit à petit j’ai viré de bord bien que nous restions en contact mais je n’étais plus dans ses délires.
Puis un samedi soir à une réunion de jeunes dans mon église, il y avait un pasteur de passage pour l’occasion on avait invité les jeunes des autres églises de Nice, je ne me souviens pas de ce que le prédicateur a dit mais je me souviens que je pleurais, c’est à ce moment-là que j’ai réalisé que j’étais une idiote, pécheresse et complètement idiote. J’avais fui mon sauveur, j’avais blessé et tué mon sauveur, chaque fois que je pêchais, chaque matin où je me levais avec de mauvaise pensées, chaque jour où je haïssais Dieu et mes parents, toutes ces fois où je l’avais renié à chacun de ces moments j’ai réalisé que c’était moi qui avait planté les clous dans ses mains et ses pieds que c’était moi qui l’avait dressé sur cette croix et qui l’avait insulté, mais j’ai réalisé que les paroles qui l’a prononcé « Père, pardonne leur car ils ne savent ce qu’ils font » me concernait. Il m’avait pardonné et que c’était sur cette croix que ce trouvait le pardon dont j’avais besoin. A la fin un appel a été lancé pour ceux qui voulait accepter Jésus comme leur sauveur, je me suis approchée et là encore je pleurais, je ne cessais de demander pardon à Dieu, je ne cessais de me repentir et au même moment, j’ai vraiment ressenti l’amour de Dieu pour moi, et sa paix est venue dans mon cœur. Je savais que je devais m’engager dans le baptême mais j’avais peur et quelque part en moi je doutais de ma sincérité envers Dieu, alors j’ai demandé à Dieu quelque chose qu’il m’a accordé. Quelques mois après je m’engageais dans les eaux du baptême comme Jésus 2000 ans avant moi. Et depuis je n’ai cessé de l’aimer, j’ai pardonné à mes parents et les aime sincèrement. Bien que ça ne s’est pas fait en un jour, mais deux ans après j’ai compris pourquoi il m’avait placé sur cette Terre et dans cette famille. Lors d’une réunion de jeune à Beausoleil un jeune de cette église m’a dit une prophétie qui m’a été redite deux fois dans l’église où je suis actuellement pour mes études par deux pasteurs différents dont un qui ne me connaissait absolument pas, c’était la première fois qu’il me voyait mais les mots que ces deux pasteurs m’ont adressé étaient exactement les mêmes que j’avais reçu par ce jeune trois ans auparavant.
Bien que j’ai donné ma vie à Dieu, ne croyez pas que ça a été facile tous les jours. Il y a 7 mois de ça une de mes amies a été assassinée chez elle dans son petit village près de Nice, ça a été le coup le plus dur de ma vie, à ce moment-là, j’étais dans la ville où je fais actuellement mes études, quand je l’ai appris j’ai été effondrée car elle ne connaissait pas Dieu, je ne sais pas si elle en avait déjà en entendu parlé mais je n’ai jamais eu l’occasion d’en discuter avec elle, je m’en suis voulu terriblement, j’ai demandé à Dieu : Pourquoi elle ? Pourquoi avoir permis ce crime ? Bien que mes amis de l’église me disaient de ne pas mettre la faute sur Dieu de ne pas me rebeller, de ne pas l’accuser, c’était plus fort que moi, je me disais si Dieu est tout puissant pourquoi ne pas avoir arrêté le bras de son agresseur ? Pourquoi n’être pas intervenu ? Je passais mes nuits à pleurer, j’étais vraiment meurtri dans mon cœur, je rêvais de la scène du meurtre. J’ai haïs le meurtrier j’ai haïs la justice française qui ne l’avais pas mis en prison mais dans un hôpital psychiatrique. Un jour, alors que je parlais avec ma mère, elle me dit que je ne pouvais pas en vouloir à Dieu, je ne pouvais pas lui reprocher quoi que ce soit, Dieu peut sauver et intervient uniquement si on le laisse faire, il ne fera rien si nous ne voulons pas qu’il intervienne, il nous laisse libre de le choisir ou de le rejeter. J’ai pu pardonner au meurtrier quelques mois après lors d’une réunion de jeunes, car Dieu me disait qu’il fallait pardonner tout comme Jésus a pardonné à ses assassins et qu’après cela, je pourrai continuer d’avancer. C’est ce que j’ai fait mais pas toute seule, il m’a aidé car humainement parlant c’est impossible de pardonner à l’homme qui vous a arraché une part de vous-même. Et j’ai pu grandir considérablement dans ma foi.
Toi qui lit ceci, tu sais, quand tu décides de suivre Jésus, tu as des difficultés mais tu ne les traverses pas seul et tu sais qu’au bout, il y a une sortie et quelque chose de plus grand qui t’attend, c’est dans les difficultés que tu vois la puissance de Dieu et que ta foi n’est que renforcée.
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